Concert de Rick Estrin & The Nightcats à Bâle (Suisse)

Je sors de moins en moins loin de chez moi mais là j’ai fait une exception pour Mr Rick Estrin et sa formation The Nightcats. Pour ceux qui ne le connaitrait pas il a été associé à Charlie Baty génial guitariste pendant plus de 30 ans au sein de Little Charlie & The Nighcats groupe superbe nominné de nombreuses fois au Blues Awards articulé autour d’une rythmique solide d’un guitariste génial et de Rick harmoniciste chromatique ou diatonique et aux textes gorgés d’humour et de références autobiographiques.

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Depuis 2009 et le départ de Charlie Baty lassé des tournées incessantes Mr Estrin a repris le flambeau et recruté un guitariste tout aussi talentueux et même un chouilla plus déjanté en la personne de Kid Andersen norvégien d’origine, un colosse de 1m95 à l’humour féroce et qui s’est taillé également une réputation de producteur (avec Ali Khumar ou encore le vétéran John Boyd)

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Hier les Nightcats avec l’excellent batteur Alexander Petersen et le bassiste et organiste Lorenzo Farell ont assuré grave avec devant le duo de showman Rick Estrin et Kid Andersen qui a fait rugir sa Gibson ES-345 branché dans 2 Fender Deluxe Reverb Reissue. Rick lui est branché dans un Bassman Reissue 4 H.P mais à un niveau vraiment raisonable.

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Ouverture des portes à 20h, on s’installe près du bar, l’Atlantis est une salle mythique de la ville de Bâle, j’y allais souvent voir de groupes dans les années 90 et même si le lieu a viré un peu au Lounge Bar on sent encore les vibrations de l’ancien club ou j’ai vu notamment Taj Mahal en acoustique. J’ai même eu la chance de m’y produire pour une soirée privée un super souvenir.

Bref la salle peut accueillir 200 personnes environ et la demi lune de la scène permet une vision quasi parfaite (peu de colonnes) au dessus une loggia avec des tables mais pas super pour voir les artistes. On prend une bière en attendant l’heure du Show. 21h tapantes le promoteur de Groove Now monte sur scène et présente le groupe. Le temps que Rick Estrin range ses harmos dans leur rack et que Kid Andersen finalise le patch de ses amplis (branchés en série) et ça démarre.

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On commence tout en douceur avec Rick qui nous raconte comment il a découvert le blues et à travers la chanson de Champion Jack Dupree le titre "Big Time Mama" qui l’émoustillait lui jeune ado blanc puis il nous raconte sa première tournée dans le Sud (Mississipi, Tenessee, Arkansas) et comment il a cotoyé pour la première fois les plantureuses femmes de la région. Kid Andersen ponctue ça de riffs de guitare et on s’installe doucement dans l’ambiance.

Alterneront ensuite du Blues, du swing, du blues teinté de Rock’n Roll et toujours des textes humoristiques et bien foutus. Ils joueront deux titres du nouvel album et presque aucune reprise en dehors des hommages cités ci-dessous. Rick fera un hommage à Little Walter en interprétant l’instrumental "Juke" avec grand brio.

On aura droit également à un titre funky en diable avec pédale wha-wha dans le plus pur esprit Junior Guitar Watson avec un Kid Andersen en feu. Il nous fera d’ailleurs également un hommage à Lonnie Mack le guitariste texan avec une version particulièrement incendiaire de "Mwha" avec écho, saturation et réverbération à fond.

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On aura droit à deux rappels car le public même parsemé (je dirais cent personnes) était chaud bouillant. Après le set j’ai eu le plaisir d’acheter leur dernier CD et de parler un peu avec Kid Andersen à propos de ses productions et également de sa série de vidéos que j’adore "Stuff that people play wrong" je vous les conseille !!!!

Pour finir deux petites vidéo tournée avec mon portable (son pas super top) pour vous faire partager mon bonheur

https://www.facebook.com/jipes.blues/videos/10155770675718444/